Actualités maronites

Publié le par gotolebanon

En attendant la suite de mon article sur le volontariat, petit point sur l'actualité libanaise.

Je sais que ça en ennuie certains d'entre vous... mais je veux parler du Liban, et ça aussi, c'est le Liban! Et l'election du nouveau Patriarche est très importante, historique même!!

Bonne lecture, à très vite

Article glâné sur le quotidien la Croix

Lien ici.

 

"Mercredi soir 9 mars, les portes du Patriarcat de Bkerké au Liban se refermeront sur 39 évêques maronites réunis en conclave. Leur objectif : élire le 77e patriarche de leur communauté

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Le cardinal Sfeir, patriarche maronite, le 18 juin 2006 à la Maison Blanche, avec le vice-président Dick Cheney (Photo :Maison-Blanche /Paul Morse).

La sortie du cardinal Nasrallah Sfeir, patriarche maronite du Liban, ne pouvait mieux se dérouler. À 91 ans, il a choisi de passer la main au moment du jubilé marquant le 1600e anniversaire de la mort de saint Maron, célébré dimanche 6 mars dans la montagne libanaise, à la basilique de Harissa.

Et c’est à un kilomètre de là, au siège patriarcal de Bkerké, que son successeur sera élu. Venus du monde entier, trente-neuf évêques (deux manquent à l’appel pour raisons de santé) ouvriront mercredi soir 9 mars ce conclave par une première réunion. Jeudi sera consacré à une retraite spirituelle. Les votes, eux, débuteront vendredi, à raison de quatre tours par jour, pendant deux semaines maximum.

Pas de fumée blanche à scruter comme pour l’élection du pape : les médias attendront simplement l’ouverture des portes du Patriarcat pour connaître le visage de l’heureux élu qui aura réuni au moins deux tiers des suffrages.

Le cardinal Sfeir n’a jamais caché son attachement à l’indépendance du Liban

Heureux ? La tâche du successeur du cardinal Nasrallah Sfeir s’annonce cependant ardue. Selon Pascal Monin, professeur de relations internationales à l’université Saint-Joseph de Beyrouth, « l’état de l’Église maronite n’est pas si glorieux. Le prochain patriarche devra rassembler une communauté aujourd’hui divisée, surtout sur le sol libanais. Il devra redevenir une référence spirituelle pour les maronites du Liban et d’ailleurs et, au-delà de ça, protéger le dernier “château fort” des chrétiens d’Orient, tout en jouant un rôle de catalyseur dans un contexte de fort antagonisme sunnite-chiite.  »

À travers ces propos se dégage une critique à l’égard du patriarche sortant, celui-ci ayant été contraint de se mêler de la chose politique au cours de son mandat.

Le cardinal Sfeir, qui n’a jamais caché son attachement à l’indépendance du Liban, avait par exemple lancé un appel en 2000 contre la tutelle syrienne sur le pays du Cèdre et joué un rôle majeur lors du printemps 2005 qui avait vu le retrait des troupes de Damas après trente ans d’occupation.

Officiellement, les manœuvres politiciennes n’auront aucun poids

Proche de la majorité parlementaire dite «du 14-Mars» renversée en janvier dernier par la démission des ministres proches du Hezbollah, il laisse derrière lui un bilan loué par beaucoup, mais aussi critiqué.

Se sentant lésés par ses prises de position, les partisans du général Michel Aoun espèrent que le prochain patriarche rééquilibrera la balance, comme le soulignait ce week-end le député Nagi Gharios : «Nous souhaitons que le nouveau patriarche soit à égale distance de toutes les parties et œuvre à développer toutes les institutions de l’Église maronite.» Sous-entendu : le prochain patriarche doit aller en dehors des sentiers tracés par le cardinal Sfeir.

Officiellement, à Bkerké, les manœuvres politiciennes libanaises n’auront aucun poids dans l’élection du 77e patriarche, dont le rôle dépasse largement le Liban, les maronites étant présents dans bon nombre de pays.

La presse libanaise suit de très près cette élection

« Théoriquement, la politique n’a pas à s’immiscer dans le processus, explique le P. Richard Abi Saleh, secrétaire général du Conseil des évêques maronites. Mais chacun des évêques vient là avec son entourage, son itinéraire. Leur tendance politique peut jouer un rôle.»

L’un des «favoris», Mgr Samir Mazloum, pense pour sa part qu’une appartenance politique quelconque serait un « handicap » durant le scrutin : «L’appétit des politiciens est illimité, ils voudraient tout avoir, même Bkerké. Tout cela n’a aucune valeur pour les évêques : nous voterons selon notre conscience.»

La presse libanaise, elle, suit de très près cette élection qui aura d’inévitables répercussions sur la politique locale et, selon ses affinités, avance des noms comme celui de l’évêque de Beyrouth, Boulos Matar, celui de Baalbek-Deir El-Ahmar, Semaan Atallah, ou celui de Byblos, Bechara Rai. Manœuvre délicate, comme le rappelle Pascal Monin : «En 1986, deux d’entre eux étaient donnés favoris, et c’est finalement Sfeir qui avait été élu. Prudence donc.»

 

David Hury"

 

 

Et je vous laisse avec une petite photo... parce qu'il a neigé et que j'ai envie de vous partager les nuances de gris et de bleues qui font, grisantes, mon horizon depuis deux jours... j'aime ces nuances glaciales, cette lumière crue... La Beeka, un tableau vivant... c'est là que je regrette de ne pas savoir peindre...

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Une torche est portée dans le jour gris.
Le feu déchire le jour.
Il y a que la transparence de la flamme
Amèrement nie le jour.

 

Yves Bonnefoy

(poème complet ici)

Publié dans les mots des autres...

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Geneviève Denis 18/03/2011 18:16



Coucou Thaïs,j'ai répondu sur ton adresse gmail mais ne suis pas sûre que ce soit encore ta bonne adresse ???


BisouS.



Geneviève 12/03/2011 08:32



Comme d'hab,j'aime tout ce que tu écris...aussi bien ta vie de "pintade" que tes articles plus sérieux !!!Merci...Bisous.Geneviève.



gotolebanon 16/03/2011 14:43



Un grand merci :) 


Pourrais-tu m'envoyer votre adresse postale via mail stp???


Je vous embrasse très fort!