Mon volontariat, part 1

Publié le par gotolebanon

édito du 7 mars: , j'ai légerement modifié certains paragraphes de l'article, après l'intervention très juste de T. dans les commentaires. J'aimerais parler plus de l'évangélisation, mais je ne suis pas une théologienne renommée, donc je vais prendre le temps de clarifier mes pensées avant de vous en dire plus, afin de ne pas déformer ou de faire de contre-sens avec ce que dit l'Eglise... si, cependant, un jour je vous en dit plus, car je ne pense pas que ce soit  le rôle de ce blog (même si dans cet article j'en dis déjà beaucoup!), mais plus des NL et de la sphère privée. A voir, donc!

(attention, article scindé en plusieurs parties)

 

Il est enfin arrivé, le jour où vous allez savoir ce que je fais vraiment au Liban.

 

Il aura fallu attendre quatre mois pour que je me lance enfin dans l'explication de ma présence dans ce beau pays. Il aura fallu attendre quatre mois pour que je sois enfin prête à déclarer mon amour à ce beau village qu'est Hadath Baalbek (ya Habibi... clique ici et tu verras où s'est sur la carte. Trop cool la technologie! Une fois sur le lien, il faut zoomer, le village s'appelle Hadeth, à côté de Taraya) Parce qu'avant d'éprouver la tendresse que je ressens pour lui aujourd'hui, même si mes yeux étaient attendris par la palette incroyable de couleurs qui innondent la Beeka, le coeur a été réticent à suivre. Jusqu'à il y a quelques semaines, ce n'était encore qu'une information à mettre au conditionnel. Mais aujourd'hui, je ne peux l'énoncer que comme tel, il semblerait bien que je l'aime, ce village du bout du monde! Véridique, pas un chat dans les rues à partir de 17h30, et même à Zahlé, je suis obligée de répéter 15 fois où j'habite avant que les gens situent.

 

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      photo prise par Pauline lors de sa visite à Hadath

Avant de vous expliquer ce que je fais, et quelle est la mission des salésiennes ici, petite présentation de l'école.

Car je vis là où je travaille, à savoir, l'école Don Bosco d'Hadath Baalbek. L'école est plutôt immense. Pas moins de 800 élèves environ, des PS1 (petite section) à EB9 (3ème).

 

P1000762.JPG petit échantillon du corps enseignant... 

 Le corps enseignant est principalement composé de femmes, somme toute logique puisque ce métier est désigné comme honorable pour les personnes de sexe féminin. En effet, elles ont, tout en travaillant et en rapportant un salaire à la maison, le temps de s'occuper de leur enfant puisqu'il n'y a pas de conflit horaire lorsque l'enfant est en âge d'être scolarisé, et aussi de leurs maisons (activités prédominantes dans l'emploi du temps d'une femme! J'essayerai de revenir sur "être femme au Liban" un jour) Autre chose qui explique la prédominance des chromosomes XY dans les écoles primaires (en plus du fait que les femmes possèdent plus, parait-il, le sentiment maternel que les hommes). Etre enseignant de primaire ne rapporte pas énormément (à Hadath, moins qu'un SMIG français) et dans le schéma social libanais, c'est l'homme qui nourrit sa famille. Ainsi, si la femme rapportait plus que son mari*, cela serait mal vu. Soeur Lina, la directrice, a parfois refusé des hommes en leur expliquant qu'avec le salaire que lui délivrerait l'école, il ne pourrait pas nourrir sa famille.

      En parlant "money money", je précise que mon volontariat est bénévole. Je ne touche pas d'argent. Cependant, je suis nourrie, logée et blanchie (les soeurs me payent le portable, et me donnent parfois un peu d'argent de poche) Mais ce n'est pas toujours simple, surtout que le Liban n'est pas un pays bon marché, contrairement à la Syrie, et ce malgré les faibles revenus de ses habitants... Pour vous donner une idée, les vétements sont au même prix qu'en France, et souvent plus chers -je les fais toutes baver quand je narre l'aventure des soldes!- la nourriture y est plus cher -sauf le pain, par exemple. Par contre, le pot de crême de marron, importation oblige, fait 10 euros!! gloups...- les merdouilles de nana sont moins chères -je vous parle de ce que je connais, hi!- ... en ce qui concerne l'immobilier et l'essence, aucune idée! Mais je crois que ce n'est pas peu cher... Il faut savoir que beaucoup de libanais souffrent de la pauvreté. Dans la région où j'habite, on parle même de famine. Et je veux bien le croire. Durant la guerre, la lire libanaise a beaucoup chuté (2000 lires libanaises =1 euro, pour vous dire...) et les prix fluctuaient sans cesse. Ainsi, dans une même journée, les prix augmentaient ou diminuaient (c'est surement pour cela qu'il n'y a pas l'habitude afficher des prix fixes. C'est parfois selon la tête du client.) Aujourd'hui, ça s'est calmé mais la situation économique des habitants reste difficilement vivable.

 

Mais revenons à l'école.

 

P1000047.JPGL'école Don Bosco réunit les primaires et les maternelles (juridiquement car d'un point de vue de statut, c'est autre chose) et l'école Marie-Dominique, les complémentaires. Je fais la distinction car il y trois écoles (mais deux noms, vous suivez?), donc trois bâtiments. Mais plus encore. L'école maternelle est privée (donc inscription plus chère, mais salaire des enseignantes plus élevés) de même que le collège alors que l'école primaire est semi-gratuite (c'est pour cela que les élèves sont plus nombreux) c'est à dire ou comme disent les libanais "yani" que la moitié du budget de l'école est officiellement versé par l'état. En réalité, l'école doit faire sans depuis quelques années... De même, au vue de la situation financière des familles scolarisant leurs enfants ici, les inscriptions ne sont pas tout le temps payées... C'est donc dur pour l'école de joindre les deux bouts. C'est souvent la communauté religieuse, malgré ses petits moyens, qui permet à l'école de fonctionner correctement (d'où des coupes de chauffage et d'éléctricité de temps en temps les week-end et l'am, afin d'économiser le mazout).

 

L'école, est comme toute celles du Liban -quasiment-, francophone, c'est à dire que la majorité des cours sont délivrés en français (français, math, physique-chimie, sport, informatique) même si cette école a fait le (bon) choix de transmettre l'histoire-géo en arabe -cela me semble primordial, de même que le choix d'apprendre l'histoire du Liban et non celle de la France, même si le programme, et c'est à mon avis une grave lacune, ne va pas au delà de 1943... mais j'en parlerai une autre fois- En plus du français, les élèves ont des activités francophones: FLE (français langue étrangère), audiovisuel et TBCD (théâtre et bibliothèque). Bien sûr, ils ont également des cours de religion -musulmane ou chrétienne- ainsi que des cours d'arabe -fussah, l'arabe classique, qui n'est pas la langue parlée mais la langue du coran, et commune à tous les pays arabe, contrairement aux dialectes, parfois très différent. Ainsi, un tunisien ne comprendra pas un libanais-et un peu d'anglais, mondialisation oblige.

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La question de la francophonie au Liban est très interessante, problématique également... mais j'y reviendrai un jour.

Les cours durent 40 minutes, et il y a sept périodes par jour. Ils commencent à 8h10 et finissent à 14h30. Il n'y a pas de cantine, mais une petite épicerie où les élèves peuvent acheter des manoushé (galette de thym et sésame, miam) et autres friandises "très délicieuses" comme ils disent... mais très mauvaises pour les fesses, mais ça c'est moi qui le dit, durant les deux récréations.

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pendant la récré!

Il n'y a pas, comme chez nous, une maitresse par niveau, mais une enseignante par matière. On compte en moyenne trois classes d'une trentaine d'élèves par niveau, de EB1 à EB6. Après, pour les complémentaires, comme l'école coûte plus chère, il y a seulement une classe par niveau. Pour être enseignante, il suffit d'avoir sa licence (seulement depuis 1994. Avant, il suffisait de postuler)

 

Nous ne faisons pas les week-end mais le vendredi (jour de congé pour les musulmans) et le dimanche (jour de congé pour les chrétiens) C'est un peu barbant car cela m'empêche de partir en vadrouille les week-end... C'est un choix de Sr Lina, car 80% des élèves sont musulmans, même si l'école est catholique. Cela exprime clairement que l'école respecte la confession de chacun. Ainsi, il n'y pas de représentation du Christ ni de la croix dans l'école, afin de ne pas choquer les musulmans -car la Trinité, ainsi que l'Eucharistie et la Résurrection sont des notions qui sont tellement éloignées de l'Islam qu'un musulman ne peut les comprendre. De même, la crucifiction est quasiment un blasphème pour les musulmans, pour qui Jésus est le prophète Joshua... Or, un prohète ne se serait pas laissé mourir de la main de hommes- Par contre, il y a beaucoup de représentations mariales. En effet, Marie est une femme importante dans le Coran, c'est l'une des seules qui est citée de nombreuses fois (33 je crois) Certains diraient que l'école "renie" sa chrétienté. Ce n'est pas vrai, même si parfois je pense que "respecter la foi de l'Autre" ne veut pas dire "s'effacer". L'école n'efface pas, bien sûr, son statut d'école chrétienne puisque toute sa pédagogie puise dans la Bible et dans la pédagogie salésienne. Mais parfois... je serais pour plus de "visibilité chrétienne"... Devant tous, on parle de Dieu, de son Amour, de sa Paix, de la Joie... mais pas explicitement de Jésus.

P1030533.JPG les élèves sont voilées très jeunes... Chose difficile à accepter pour moi, je l'avoue. Mais je m'y fais.

 

Cela me pose question à propos de l'évangélisation. De ce que j'appelerais "la deuxième face de l'évangélisation" en fait, à savoir la parole, la première étant celle de l'action. Car notre rôle de chrétien n'est il pas de parler de Jésus?

Alors oui, témoigner de notre foi (ce qui ne veut pas dire "vouloir convertir notre     prochain") dans nos actes est ce qui est le plus important. Parce que notre histoire avec Dieu est comme une histoire d'Amour "pour toute la vie", je crois que c'est d'abord dans chaque acte de son quotidien qu'un chrétien doit témoigner et vivre sa foi -et c'est un combat quotidien. Comme on le voit dans l'évangile Mt 7 21-27, "Dieu nous invite à bâtir notre maison sur le Roc, non pas en disant "Seigneur, Seigneur",mais en pardonnant, en venant en aide aux plus petits ,en aimant son prochain". Etre chrétien, c'est pour moi d'abord cela. C'est témoigner de nos valeurs en les vivant, en les expérimentant, en les partageant... et en respectant la liberté religieuse de chacun (cf Dignitatis Humanae, § 9 à 14, dispo ici) Ainsi, je pense que des musulmans et des non-croyants sont parfois plus "chrétiens" que certains chrétiens. Mais que signifie "être chrétien" ?... c'est une autre question, pour le moins intéressante!


Pour Soeur Lina (et beaucoup d'autres personnes, dont moi) l'évangélisation se fait en actes: "on les éduque à l'amour, c'est là que réside le coeur du christianisme".

 

Le but n'est donc pas la conversion en tant que telle. Comme le dit Soeur Emmanuelle:

"En conscience je crois devoir les aimer gratuitement et non pas essayer de les amener à ma religion.Je ne suis qu'un canal, c'est juste. Mon rôle est d'imiter le Christ en aimant jusqu'au bout, jusqu'à la mort s'il le faut. Lui, au jour qu'Il veut, Il donnera la lumière qu'Il veut."

Oui, mais... pourquoi ne pouvons-nous pas citer la Bible, les paroles du Christ? Pourquoi ne pouvons-nous pas mettre de croix dans les classes? D'un aspect plus général, que ce soit en France ou ici, pourquoi nous interdisons-nous de parler clairement des fondements de notre foi? Est-ce là de l'irrespect? Est-ce là ce que l'on nomme du prosélytisme (il est utile je crois de se rappeler la juste définition de ce mot) ? Est ce là un plan de bataille, une stratégie pour "amener" autrui à la foi en Christ? C'est ce que je pensais autrefois (parler clairement de Jésus à ceux qui, je le sais, ne croient pas. A ceux à qui ça donne des boutons = irrespect, ect.), avant de me rendre compte que de mettre des mots justes sur la foi qui m'anime n'était pas un acte de prosélytisme mais juste un témoignage ; c'est ce que je pensais avant de rencontrer Pauline, qui fait de l'évangélisation à Downtown ; c'est ce que je pensais avant de comprendre que la prière des musulmans m'est imposée 5 fois par jour, que je le veuille ou non.

Pour moi, l'évangélisation, c'est le témoignage, que ce soit dans nos actes ou nos paroles. C'est annoncer l'Evangile. Mais elle peut revêtir plusieurs formes: prières, prédication, inculturation, invitation à s'engager... Son synonyme, cependant, c'est "convertir"... je ne suis pas totalement d'accord... parce que si à chaque fois que je parlais à un musulman ou un athée (spécimen rare au Liban) j'avais dans la tête l'idée de le convertir à ma religion, on irait pas loin... et je pense que je ne respecterais pas les Evangiles. Mais je crois aussi que lorsqu'un chrétien témoigne, que ce soit dans ses actes ou ses mots, il a un but: faire découvrir l'Amour de Dieu pour tous... et éduquer à être meilleur. Convertir à l'Amour.

Les musulmans témoignent énormément de leur foi, de leur tradition, avec fierté. On en discute beaucoup avec mes copines prof. Il faut savoir que mes copines chrétiennes sont très calées en ce qui concerne la religion musulmanes... ce qui n'est pas le cas des musulmanes concernant le christianisme. Mais mes amies chrétiennes n'osent pas trop parler de nos traditions, de Jésus, de la Bible. Peur d'incompréhension (il faut avouer que le mystère de l'Eucharistie, autrement dit la transubstanciation, n'est pas un sujet facile) ? Peur d'autre chose? Pourquoi les chrétiens ne pourraient ils pas témoigner avec des mots, en  plus des actes? Et encore, on est au Liban, où parler de la religion est moins tabou qu'en France (en France, tu parles de Jésus, ça y est, tu veut convertir tout le monde à ta secte, tu es contre la laïcité...) C'est un autre sujet que celui de mon volontariat mais c'est une question qui me revient chaque jour. 


      Hum, Hum ( râclement de gorge, on reprend)

 

Enfin, l'école est salésienne. C'est à dire dirigé par les soeurs Salésiennes, et appliquant la pédagogie et la spiritualité de Don Bosco

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coin prière (made in moi ;) ) pour la fête Don Bosco. Sur la gauche, en arabe:

J'ai fais le brouillon, à vous de mettre les couleurs!

 

La suite la semaine prochaine!

 

Publié dans le Volontariat

Commenter cet article

Emmanuelle M 29/03/2011 21:28



Hello Thaïs!


merci pour ton grand article, très intéressant, et super bien écrit! C'est très agréable de te lire.


Cette particularité musulmane et chrétienne  a l'air d'être une grande source de questionnement et de partage. Merci de ton témoignage!


Je te souhaite bien du courage et de la joie, pour la suite de ton action au Liban. Même si je ne t'écris pas très souvent, je pense bien à toi


bises, et à bientôt


Manue



Geneviève 07/03/2011 19:04



Je suis toujours une lectrice fidèle et assidue de ta "prose"ma chère Thaïs...tes récits,descriptions et explications me passionnent et je t'envie bien souvent de vivre une telle expérience
!!!Cela me fait très plaisir de constater combien tu t'attaches de plus en plus à ce beau pays....Merci pour tes très beaux témoignages.Bisous!Geneviève.


 


 



Crousti 07/03/2011 13:11



superbes photos Thais ! bises



gotolebanon 16/03/2011 14:49



Merci Constance! je suis contente que tu sois venue faire un tour sur ce blog!


Jtembrasse fortissimo!



Geo 07/03/2011 12:25



Coucou Thaïs !!


A défaut de te parler en vrai ou meme sur Skypi, je peux te dire, au moins par écrit que ton dernier article (i-e celui-ci... oui oui) déchire, et pour etre honnete (normalement je mens tout le
temps, et notamment dans la phrase entre parenthese...) j'apprend plein de trucs sur le Liban !! C'est trop cool !


Et meme si on savait déjà un peu ce que tu faisais la bas, c'est quand meme un peu plus clair ! :)


Bon, il ne me semble pas avoir raté une date, mais tu comptes revenir un jour ? (pque voir que tu tombes amoureuse de ton village fais un peu peur...)


Et puis, qui va nous narrer tes périples au Liban après, hein ?


Et puis, je serais un peu plus assidu et lirai ton blog plus régulierement a partir de maintenant :)


je te laisse sur des bisous, reviens nous un jour stp :)


Ps: tes petites sont trop choupinettes sur la photo de récré !



gotolebanon 16/03/2011 14:50



T'inquiètes pas "je reviendrais" (avec mon squellette en métal du futur, mes yeux qui tirent des laser et tout, ouech!)


J'ai beau avoir le béguin pour le village, j'ai qd même hâte de revenir en france pour voir mes tits français de poteaux adorés.


Pour le skype, jsuis désoléeeeeee, mais je sais qu'on arrivera à s'avoir avant mon retour ;)


PLeins de bizettes, j'espère qu tout baigne pour toi!



T 06/03/2011 22:35



Je pense que le role d'un chretien n'est pas l'évangélisation...


Mais il est de se comporter en tant que chretien, par les actes ou les paroles, mais pas forcément en parlant de dieu ou de jésus.


D'ailleur je me pose souvent la question : peut on etre chretien mais non croyant?


je m'explique, en étant justement chrétien dans nos actes, le bénévolat et toutes sortes de choses, on peu très bien ne pas croire en un dieu ou une résurection.


en tout cas, en y refléchissant je me dis que c'est mon cas... 


c'est peu etre un question contre laquelle certain risquent de crier mais c'est mon point de vue.



gotolebanon 07/03/2011 07:00



Ca dépend quelles significations tu mets derrière évangélisation.



 En ce
qui me concerne, ce que j'appelle « l'évangélisation » doit se faire avant tout dans les actes, parce que je pense que c'est dans nos actes que notre foi doit se vivre en premier lieu,
en prenant souffle et énergie dans la prière -je pense à Don Bosco et aux liens qu'il faisait. Ta prière doit nourrir ton action et ton action doit conduire à la prière- , mais aussi la vie
communautaire parce qu'un chrétien tout seul est un chrétien en danger! Comme toi, je pense que c'est dans ses actes et non sa bouche qu'un chrétien doit témoigner. Comme le dit un de mes amis en
réagissant à l'évangile Mt 7 21-27, "Dieu nous invite à bâtir notre maison sur le Roc, non pas en disant "Seigneur, Seigneur",mais en pardonnant, en venant en aide aux plus petits ,en aimant son
prochain"  Et je pense sincèrement que des athées, des non-croyants, des non-"pratiquants" , sont bien plus "chrétiens" que certains chrétiens! Je l'ai toujours dit, je l'expérimente au sein
de mes amis et des scouts et je ne veux pas qu'on pense que je tombe dans un certain sectarisme où mes paroles seraient « les chrétiens sont les plus forts » , « nous avons la
vérité » et blablabla. En effet, je pense avoir trouvé une vérité dans ma vie: Dieu m'aime et son Amour m'anime. Et c'est tellement fou et fort que je veux le partager. Sans forcer les gens
à y croire. Mais j'ai le droit de ne pas me taire. De mettre des mots sur ce que je vis, sur ce qui m'anime. C'est la deuxième face de l'évangélisation, celle de la parole, celle dont je voulais
parler dans mon article.


Et je pense qu'on peut être chrétien sans être croyant. Mais ca, c'est mon avis
personnel, encore une fois, et il faudrait plus qu'une réponse de comm pour en discuter. je crois aussi que dans notre société, "être chrétien", ça fait peur, ca fait ringard, fermé, tradi... je
pense que beaucoup de gens sont chrétiens au fond d'eux, qu'ils croient, mais qu'ils se persuadent que non. Mais si tu ouvres l'Evangile, je suis sure que tu y trouveras quelque
chose.


Bon après, c'est vrai qu'être chrétien c'est "croire en Dieu, (...) à la vie
éternelle". Donc si on ne croit pas à la resurrection, est-on chrétien??? Si on prie sans croire en la vie éternelle, est-on chrétien? Bonne question... et c'est une question que je me pose
depuis des années. Et que bcp de chrétiens, et non chrétiens , se posent aussi...